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Le Bulletin Mékinac - 25 mars 2014

Émancipation générale

Dans le cadre des activités reliées à la Journée internationale des femmes, l'organisme Femmes de Mékinac, en collaboration avec la direction de la bibliothèque municipale de Sainte-Thècle, recevait à la salle Aubin, Djemila Benhabib.

À la fois scientifique et versée en sciences politiques, la femme qui est aussi écrivaine (essayiste) s'est employée à prononcer une conférence intitulée « Les droits des femmes dans le monde ».

Elle a en outre raconté qu'arrivée d'Algérie au Québec en 1994, elle a tout fait pour devenir Québécoise et même réappris à respirer et à marcher comme nous.

En outre, celle-ci a lu notre histoire et situe l'éveil moderne du Québec avec le manifeste du Refus global de Borduas où en outre il est écrit « Au terme imaginable, nous entrevoyons l'homme, libéré de ses chaînes inutiles, réaliser dans l'ordre imprévu, nécessaire de la spontanéité, dans l'anarchie resplendissante, la plénitude de ses dons individuels ».
De même, elle a noté qu'on lui a raconté que la première femme à entrer à l'Assemblée nationale du Québec (alors appelé Assemblée législative), en 1962, Claire Kirkland-Casgrain, était obligée de porter un chapeau. Eh bien, la conférencière a établi des rapprochements, des similitudes avec ce qui est exigé dans certaines religions par rapport au voile.

« On voile ce dont on a honte », a résumé la conférencière qui lutte pour que tous s'émancipent du religieux; qui prône une émancipation générale en résumé; qui dit vouloir refuser un monde d'hommes libres à côté de femmes grillagées, là où l'homme n'est pas aimé mais craint.

La conférencière appelle, dit-elle, les religions à s'affranchir de leurs dogmes. Elle demande: « la foi a-t-elle besoin d'être ostentatoire? où est la modestie? » et, en ce sens, rejoint Mario Roy, éditorialiste à La Presse qui écrivait le samedi 12 octobre dernier, « un vêtement associé à la religion émet un signal fort. Il met en vitrine une relation provilégiée fondée sur la croyance et non sur la raison avec un être tout puissant ainsi que la supériorité que confère la possession exclusive de la vérité. Inévitablement, ce message est susceptible d'être mal reçu ».

Maintenant, il reste à savoir dans quelle mesure limiter le port de signes ostentatoires.


 

Djemila Benhabib à la salle Aubin de Sainte-Thècle - Photo : Réjean Martin, Le Bulletin Mékinac
Djemila Benhabib à la salle Aubin de Sainte-Thècle.

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