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L'Hebdo Mékinac / Des Chenaux - 20 mars 1999

Miroir, dis-nous

Une table sectorielle trace le portrait de la condition féminine dans Mékinac

Véronique Darveau

    Saint-Tite

Vieillissement de la femme, exode des plus jeunes, revenus financiers en dessous de la moyenne provinciale... Depuis un an, elles sont une quinzaine de femmes à recueillir des informations pertinentes qui serviront à tracer un juste portrait de la condition féminine au sein du ssecteur Mékinac. Après avoir traversé cette première étape, elles se préparent à mettre de l'avant des actions qui, espèrent-elles, renverseront la vapeur.

Elles sont seize. Seize femmes à lutter pour l'amélioration de la condition féminine dans la région Mékinac. Se réunissant sur une base mensuelle, les membres de la Table sectorielle condition féminine Mékinac sont en grande partie issus du regroupement de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFÉAS) ainsi que d'organismes reconnus pour leur militantisme en faveur de l'avancement de la femme.

À sa première année d'activités, la Table sectorielle a levé le voile sur des réalités qui n'avantagent guère la condition de la gent féminine. Bien que plusieurs points positifs aient été soulignés, on a constaté que sa situation financière reste précaire et ce, principalement pour des raisons de formation.

 
Pauvres sont les femmes?

La Table sectorielle maintient que les femmes du territoire Mékinac sont celles qui détiennent le plus faible revenu annuel de la province. Le recensement en date de 1996 révèle que ces dernières cumulent un revenu de 11 963$.

À l'opposé, les hommes du même territoire en affichent un de 22 667$. À titre comparatif, leurs voisines centre-mauriciennes enregistrent à la fin de l'année fiscale des revenus totalisant les 15 520$.

«L'emploi est à développer. C'est même une priorité», d'assurer Mme Nancy Gauthier, répondante locale de la Table sectorielle. Entre autre, on entrevoit sonder les employeurs régionaux afin de déterminer quels sont leurs véritables besoins en matière de main d'œuvre en plus de faire la promotion de métiers non-traditionnels.

Les actions posées se feront principalement en concertation avec le Conseil local de développement Mékinac. Rappelons qu'en janvier 98, les quatre membres fondatrices de la Table sectorielle décrochaient le droit d'occuper un siège portant sur la condition féminine au sein du Conseil local de développement.

 
Appuis recherchés

«La première année en a été une de consolidation. Maintenant, nous sommes à chercher des appuis dans la population. On cherche à intégrer des personnes ressources à la Table sectorielle», sollicite Nancy Gauthier, répondante locale. L'appel est ainsi lancé à toute femme désireuse de faire part de son expertise en vue d'améliorer la condition féminine.

Alors qu'elles cherchaient à faire valoir leur cause il y a un peu plus d'un an, les membres fondatrices de la Table sectorielle se sont butées à l'incompréhension.

«Les élus n'en voyaient pas la nécessité!», de souligner l'une d'entre elles, Mme Danielle Genest, alors qu'elle se rappelle avoir frappé sans succès aux portes de la MRC et de certains maires locaux.

Un an plus tard, les voilà siégeant à une table sectorielle reconnue et forte de ses appuis au Conseil local de développement..


Photo L'Hebdo/Véronique Darveau

Pour avoir obtenu un siège sur la condition féminine au CLD Mékinac en plus de fonder une table sectorielle portant sur le même sujet, les AFÉAS de Sainte-Thècle et Hervey-Jonction se sont vu remettre par le mouvement provincial le prix Azilda Marchand en l'honneur de la dame du même nom, aujourd'hui nonagénaire, qui n'a jamais cessé de militer pour l'évolution des mentalités. On peut ici observer Mesdames Lise St-Amant de l'AFÉAS de Sainte-Thècle, Marcelle Chartier du mouvement régional, Nathalie Lefebvre, représentante de la condition féminine au CLD Mékinac ainsi que Danielle Genest de l'AFÉAS de Hervey-Jonction.. (Photo L'Hebdo / Véronique Darveau)


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