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Le Nouvelliste - 2 décembre 2000

Il faut éliminer la violence faite aux femmes

Royal Saint-Arnaud

   Sainte-Thècle

Tout en rappelant que le 6 décembre marquera le 11e anniversaire du douloureux souvenir du drame de l'école Polytechnique de Montréal, Lucie-Claude Gélinas, de Femmes de Mékinac, soutient qu'il faut travailler concrètement à éliminer la violence faite aux femmes .

Relevant des statistiques connues, elle signale que depuis les tristes événements de 1989, 601 femmes et enfants ont été tués par des hommes et cela au Québec seulement.

D'autre études révèlent que les femmes les plus jeunes et tout spécialement celles âgées entre 15 et 24 ans courent les plus grands risques d'agression sexuelle.

"Notre région n'est pas à l'abri de telles statistiques", dit-elle, en rappelant que Femmes de Mékinac a pour principale préoccupation d'améliorer la qualité de vie des femmes de la MRC et de sensibiliser la population aux problématiques touchant la condition féminine.

Elle signale que l'organisme qu'elle dirige trouve ainsi très pertinent de maintenir un lien d'information avec les 20 revendications de la Marche mondiale des femmes . Elle insiste sur l'appui de centaines de femmes du territoire de Mékinac en lien avec des revendications, dont l'une porte justement sur un problème vécu aussi dans cette région, la violence faite aux femmes .

Mme Gélinas indique également que Femmes de Mékinac appuie la réclamation faite au gouvernement de soutenir financièrement une campagne d'éducation populaire sur 10 ans afin d'apporter des changements dans les comportements et les attitudes de vie face à la violence.

Elle souligne notamment le dépôt d'une imposante pétition de 200 000 noms à l'Assemblée nationale tout récemment, visant à inciter le gouvernement du Québec à adopter une loi sur "l'élimination de la pauvreté", celle-ci étant souvent en lien avec la violence, fait remarquer Mme Gélinas.

Elle conclut en disant que ce soit par les revendications de la marche ou par des regroupements alliés, les gens réclament auprès des dirigeants des actions précises en matière de violence et de pauvreté. "Il est temps que des gestes concrets soient posés, dit-elle, pour que nous puissions espérer vivre un jour dans une société où le fait d'être femme ou enfant n'apporterait pas avec lui un plus grand risque d'être victime de violence."

Mme Gélinas souhaite que la journée du 6 décembre en soit une de sensibilisation à la violence faite aux femmes , un problème de société qui se doit d'être reconnu, mais surtout éliminé, espère-t-elle.



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