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Le Nouvelliste - 8 mars 2004

Un regard sur le chemin parcouru

Madeleine Plamondon donne le ton à la Journée de la femme à Sainte-Thècle

Richard Biron

Sainte-Thècle

«La Journée internationale des femmes est utile pour souligner tout le chemin qui a été parcouru par les femmes dans le monde. Le fait de regarder en arrière sert de stimulant pour corriger les injustices.» Ainsi s'est exprimée hier la sénatrice Madeleine Plamondon, invitée d'honneur à un brunch parrainé par l'organisme Femmes de Mékinac. Quelque 120 personnes ont alors célébré la journée d'aujourd'hui dédiée à une gent féminine encore trop victime de discrimination à l'échelle de la planète.

Certes, l'excision ou le port abusif du voile ne sont pas choses courantes au Canada, mais certains problèmes sont encore bien réels, a estimé France Déry, coordonnatrice de Femmes de Mékinac. Selon elle, depuis la tragédie de l'École polytechnique de 1989, plusieurs centaines de femmes québécoises sont mortes à la suite d'actes violents.

«On peut le constater par la liste que les regroupements de femmes s'envoient à tous les 6 décembre, qui marque l'anniversaire de la tragédie», a-t-elle indiqué.

Loin d'être féministe jusqu'à la moelle, Mme Déry convient que les progrès réalisés depuis des décennies sont considérables. «Si on parle des salaires, il y a encore du chemin à faire parce que les femmes sont encore sous-payées, a-t-elle néanmoins souligné. Mais plus ça va, plus on a l'appui des hommes. D'ailleurs, il faut nous-mêmes inclure les hommes pour parvenir à l'égalité.»

«J'ai souvent été impliquée pour défendre les plus démunis de la société et souvent, il s'agissait de femmes», a renchéri la sénatrice Plamondon. Souhaitant garder son indépendance politique, la fondatrice du bureau du Service d'aide au consommateur de Shawinigan a refusé de commenter la politique de discrimination positive prônée par les libéraux fédéraux. Cette manière de procéder, rappelons-le, a conduit à l'exclusion de Steven Hogue de l'investiture dans Saint-Maurice-Champlain.

«Il faut que les femmes apprennent à appuyer les candidatures des leurs, tout comme les hommes ont des appuis dans leur milieu. Mais l'action des femmes ne doit pas se faire au détriment des hommes», s'est-elle bornée à déclarer, soulignant que les femmes ne formaient que 33 pour cent des sénateurs et 21 pour cent des députés de la Chambre des communes.

Hier, à la salle Aubin de SainteThècle, la sénatrice a remis une plaque commémorative à une dizaine de femmes impliquées dans leur milieu. Dans chacune des dix municipalités de la MRC de Mékinac, une personne a été choisie dans des créneaux d'implication différents. «Au départ, le Comité des fêtes du centenaire de la construction de l'église de Sainte-Thècle nous a demandé d'organiser quelque chose en l'honneur des femmes de la municipalité, a expliqué Mme Déry. Nous avons accepté de le faire, mais nous voulions aussi organiser un brunch après pour souligner la contribution des femmes de toute la MRC.»

Ainsi, en plus d'une vingtaine de paroissiennes honorées à titre posthume lors de la messe, Claire Bélisle-Bédard de Sainte-Thècle, Sylvie Tétrault de Saint-Adelphe, Louisette Jacob de Saint-Séverin-de-Proulxville, Diane St-Amant d'Hérouxville, Nathalie Roy de Saint-Tite, Cindy Lavoie-Dionne de Notre-Dame-de-Montauban, Micheline Dion de Hervey-Jonction et Lac-auxSables, Pierrette Fontaine de GrandesPiles, soeur Monique Cossette de Saint-Joseph-de-Mékinac et Monique Turcotte de Saint-Roch-de-Mékinac ont vu leur dévouement récompensé.

 
Photo Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

La sénatrice Madeleine Plamondon (à gauche) et la coordonnatrice de l'organisme Femmes Mékinac, France Déry, ont honoré dix femmes, hier. Parmi elles, on comptait Claire Bélisle-Bédard et la jeune Cindy Lavoie-Dionne.


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