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Le Nouvelliste - 30 novembre 2005

« La Biche » : Une extraordinaire leçon de vie

Royal Saint-Arnaud - royal.saint-arnaud@lenouvelliste.qc.ca

 

Sainte-Thècle - Elle respire le bonheur, la détermination et la joie de vivre. C'est d'ailleurs un message d'espoir qu'elle transporte dans ses bagages. Sortie de la violence familiale et conjugale Blandine Soulmana, qui habite Victoriaville, est l'auteure du livre «La Biche». Elle était de passage à Sainte-Thècle pour y présenter une conférence sur sa vie.

Elle quitte le milieu familial à 13 ans, pour fuire une mère violente. Elle s'est mariée à quinze ans. Elle est née en France d'un père touareg et d'une mère française. Emmenée en Algérie elle y vivra sous la férule d'un mari violent, très violent.

«Par miracle» dit-elle, elle revient en France, ce qui la sauve des griffes de sa famille, mais la prive de son fils Mehdi, à qui son père cachera l'identité de sa véritable mère.

C'est lui qui lui a donné affectueusement le sobriquet de la Biche, devenu le titre du livre dans lequel, au fil des 334 pages, elle raconte le récit de deux destinées que tout séparait mais que le courage et l'espoir ont récompensées. Co-écrit avec Claire Caron, le livre se veut une grande histoire d'amour et une extraordinaire leçon de vie.

La passion que met Blandine Soulmana dans son récit et ses conférences, témoigne de sa victoire sur le monde de la domination et de la violence, parfois extrême. «J'ai voulu me libérer en rejoignant toutes les femmes: celles qui souffrent, pour leur démontrer qu'on peut s'en sortir, et les autres, pour qu'elles sachent ce que vivent des femmes parfois tout près d'elles», écrit l'auteure sur une page de son site Internet (www.blandine-soulmana.com).

Elle ajoute qu'il aurait suffit dans sa vie qu'on lui dise «viens, il y a autre chose qui t'attend» pour qu'elle puisse s'extirper de son tourbillon infernal, «dont nous ne sortons pas toutes vivantes», dit-elle.

Les conférences de Blandine Soulmana portent sur l'importance de parler de sa souffrance, de trouver le chemin pour se reconstruire, de développer son optimisme, de retrouver l'enthousiasme de vivre, d'arriver à pardonner et de trouver enfin la joie de vivre.

Elle rappelle que les femmes ne sont pas toutes emprisonnées dans un pays étranger. «Elles ne sont pas toutes autant battues que je l'ai été, dit aussi celle qui a été poignardée à deux reprises. Elle estime que, quel que soit le niveau de violence qu'elles subissent, les femmes doivent savoir qu'il est inacceptable et qu'il est possible de s'en sortir pour reconstruire sa vie.

 
Photo Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

L'auteure Blandine Soulmana (2e à droite) était de passage à Sainte-Thècle pour parler de son livre «La Biche». On la voit ici en compagnie des représentantes des organismes qui l'ont invitée. De gauche à droite: France Déry, coordonnatrice à Femmes de Mékinac, Olivine Poisson-Bédard, présidente de l'AFÉAS et Thérèse Lemelin, responsable de la bibliothèque municipale.


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